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Introduction
Le cancer de la vessie n’est pas un « cancer rare » puisqu’il représente 3% des cancers de l’adulte autour de 65 ans.

Le cancer de la vessie est 3 fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.

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Anatomie
La vessie est un organe creux, d’une forme plus ou moins sphérique et se situe en bas de l’abdomen dans le petit bassin.

Elle se remplit progressivement de l’urine produite par les reins et la stocke.

Elle peut contenir environ 250 à 300 ml d’urines et lorsqu’elle est vide, elle n’est pas plus grosse qu’une balle de tennis.

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Fonction
La vessie a une fonction de réservoir et une fonction d’évacuation.

Elle reçoit les urines par les uretères provenant des reins et se vide par l’urètre.

La vidange de la vessie nécessite le relâchement du système d’occlusion c’est-à-dire le sphincter situé à la sortie de la vessie et la contraction active des fibres musculaires situées dans la paroi de la vessie.

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Les symptômes
Au début, le cancer de la vessie ne provoque presque jamais de symptômes. La coloration rouge des urines constitue souvent le premier signe à prendre très au sérieux. En effet, cette hémorragie indolore peut disparaître pendant un certain temps ce qui ne signifie pas pour autant qu’une tumeur ne soit pas en développement.

A un stade plus avancé, d’autres symptômes peuvent apparaître tels des difficultés à uriner, des mictions fréquentes, des brûlures ou des douleurs dans la région de la vessie.

Enfin, si la tumeur exerce une pression sur l’abouchement de l’un ou des deux uretères dans la vessie, elle peut provoquer une obstruction des reins.

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Les causes
Le risque de cancer de la vessie est très élevé chez les fumeurs car les substances toxiques du tabac sont éliminées par les reins et la vessie.

D’autres facteurs de risque peuvent être des cystites chroniques (inflammation de la vessie) et un excès de consommation de café.

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Prévention et détection précoce
Renoncer au tabac et à la consommation régulière d’antalgiques diminuent le risque de contracter un cancer de la vessie.

La présence de sang dans les urines (hématurie) de couleur rouge vif ou brunâtre est un signal d’alarme majeur. Car autant la détection précoce rend possible la guérison de tumeurs superficielles, autant la découverte d’une tumeur avancée constitue un très mauvais pronostic.

Normalement, le saignement est isolé. En effet, il n’est pas accompagné de symptômes urinaires ou de fièvre ou de douleur.

Enfin, les polypes peuvent provoquer des envies d’uriner fréquentes ou des infections urinaires répétées.

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Diagnostic
Le diagnostic est posé par plusieurs examens :

  • un examen cytobactériologique des urines (ECBU)
    C’est un examen préliminaire qui permet de confirmer ou non la présence de sang dans les urines et d’en connaître l’origine infectieuse ou non.
  • une cystoscopie ou fibroscopie vésicale
    Cet examen permet d’examiner l’intérieur de la vessie par un système optique à l’aide d’un instrument souple introduit dans l’urètre. En cas de présence d’une tumeur vésicale, une résection endoscopique est alors prévue afin de l’enlever.
  • une cytologie urinaire
    Il s’agit de l’examen des cellules éliminées naturellement dans les urines.
  • une urographie intraveineuse (UIV)
    Il s’agit d’une radiographie de l’appareil urinaire qui se fait par injection d’un produit iodé par voie intraveineuse. Son but essentiel est de vérifier que les reins et les uretères ne soient pas touchés par une tumeur associée.
  • l’échographie vésicale étudie la vessie par ultra-sons afin de mettre en évidence l’existence d’une tumeur.
  • le scanner a pour but d’évaluer l’extension de la maladie en particulier dans les ganglions dans l’hypothèse d’une tumeur infiltrante de la vessie.
  • la biopsie (prélèvement de cellules) est souvent indispensable pour déterminer le type de la tumeur, c'est elle qui fait le diagnostic.

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Les différentes tumeurs de la vessie
La grande majorité des tumeurs de la vessie sont urothéliales, c’est-à-dire concernent le revêtement interne de la vessie.

La gravité des tumeurs dépend de 2 facteurs :

  • du grade qui détermine l’importance des anomalies des cellules cancéreuses,
  • du stade qui est défini selon la profondeur de l'infiltration de la tumeur dans la paroi vésicale, son extension éventuelle autour de la vessie et la présence ou non de métastases en particulier dans les ganglions.

Leur classification est la suivante :

  • les tumeurs superficielles dont les racines ne s’enfoncent que superficiellement dans la paroi de la vessie. On parle de polype superficiel, de papillome
  • le carcinome in situ, situé dans l’épaisseur de la muqueuse et souvent associé à un ou plusieurs polype.
  • les tumeurs infiltrantes dont les racines s’enfoncent profondément dans la paroi de la vessie jusqu’aux couches musculaires de la vessie.

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Traitements
Les tumeurs superficielles qui ne dépassent pas la muqueuse de la vessie peuvent être généralement détruites électriquement lors d’une résection endoscopique à l’aide d’un instrument que l’on introduit dans la vessie par l’urètre appelé résecteur.

En cas de récidive d'une tumeur superficielle, il est possible d'appliquer directement dans la vessie par une fine sonde urinaire introduite dans l'urètre à l'aide d'un cathéter et une fois que tous les polypes ont été retirés, des médicaments anti-tumoraux destinés à agir sur les parois de la vessie. On parle alors d'instillations endo-vésicales.

Quant aux tumeurs invasives qui pénètrent profondément dans la paroi musculaire de la vessie ou les tumeurs superficielles qui évoluent rapidement, elles sont traitées par l'ablation chirurgicale de la vessie appelée cystectomie qui est soit partielle soit totale.

En cas de cystectomie totale, il faut rétablir un nouveau circuit pour l’écoulement des urines. Pour cela, on crée un abouchement artificiel sur la peau appelé urétérostomie. On peut aussi prélever un segment de l’intestin du patient pour remplacer la vessie qui est alors suturée à l’urètre. Cette opération n’est possible que sur l’homme.

Même si la chirurgie est le traitement de choix pour traiter le cancer de la vessie, la tendance actuelle est d’éviter les traitements mutilants par une association de chimiothérapie et de radiothérapie. La chirurgie intervient alors à titre de rattrapage. Les associations radio-chimiothérapie ou la radiothérapie s’appliquent aux tumeurs évoluées qui de toute façon ne peuvent être opérées.

Enfin, la chimiothérapie est de règle en cas de tumeur ayant dépassé les limites de la vessie, en particulier lorsqu’il y a atteinte des ganglions lymphatiques ou des métastases.

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Suivi médical
La plupart des cancers superficiels de la vessie sont « bénins » et peuvent être maîtrisés pendant longtemps.

Leur tendance à récidiver oblige cependant les patients à pratiquer des examens médicaux réguliers pendant toute leur vie (examen des cellules contenues dans l’urine et éventuellement une cytoscopie).

Les patients opérés d’un cancer invasif doivent contrôler l’orifice de la dérivation artificielle. Quant aux personnes porteuses d’une vessie artificielle, elles doivent réapprendre à uriner car les nerfs et les muscles qui permettent la vidange de la vessie n’existent plus à la suite de l’opération. De plus, elles doivent faire des examens sanguins réguliers afin de vérifier le bon fonctionnement des reins.

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Effets secondaires
La dérivation externe appelée urétérostomie provoque un écoulement continuel d’urine, récupérée dans un sachet plastique collé à la peau sur le bas du ventre.

Les deux effets secondaires les plus répandus sont :

  • l’incontinence en cas de vessie artificielle,
  • l’impuissance chez les hommes après une ablation de la vessie.

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Risques de récidive
La tumeur de la vessie a une tendance à récidiver dans les 5 ans suivant l’opération. C’est pourquoi, on ne parle de guérison définitive que dans 50% des cas.

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