Introduction

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Lors de tout traitement contre le cancer, il est difficile de protéger les cellules saines des effets secondaires provoqués par les traitements administrés.Il est certain que les effets des traitements diffèrent selon chaque patient et selon les médicaments utilisés.

Une part importante du travail des médecins cliniciens est donc précisément de gérer les effets secondaires potentiels. L’étude de la toxicité est donc primordiale dans l’élaboration des essais thérapeutiques.Nous allons résumer ci-après les principaux effets secondaires provoqués par les différents types de traitements utilisés dans cette pathologie.

La chirurgie
La chirurgie provoque parfois les effets suivants :

  • douleur, surtout au niveau du bras en raison du prélèvement (curage) des ganglions de l’aisselle,
  • risques d’infection de la plaie,
  • préjudice esthétique,
  • œdème du membre supérieur lié au curage de l’aisselle (gros bras).

La radiothérapie
Les principaux effets secondaires de courte durée dérivant d’une radiothérapie sont :

  • fatigue liée aux déplacements,
  • lourdeur du sein traité,
  • irritation et brûlure de la peau bien que vite régressif,
  • traces cutanées à long terme bien qu’exceptionnelles,
  • tardivement, il peut y avoir un risque de lymphoedème, c’est-à-dire de gros bras. Cet effet secondaire doit être prévenu en limitant au maximum la radiothérapie de l’aisselle, en évitant les gros efforts physiques du côté traité ainsi que les traumatismes du membre supérieur concerné.

La chimiothérapie
La chimiothérapieétant un traitement systémique, ses effets affectent aussi bien les cellules saines que les cellules cancéreuses. Généralement, ces effets dépendent pour une large part des médicaments prescrits et de leur dosage. Les médicaments anticancéreux affectent rapidement la division cellulaire. Ce qui signifie que les cellules sanguines, qui luttent contre les infections permettant la coagulation sanguine et l’oxygénation de l’organisme, sont alors elles aussi touchées.

Cette combinaison de facteurs explique pourquoi les patientes sont davantage sujettes aux infections et à la fatigue voire à l’anémie.Si une fièvre supérieure à 38,5° apparaît pendant une chimiothérapie impose de consulter rapidement son médecin. La baisse des globules blancs et l’anémie peuvent être prévenues par l’administration sous cutanée de facteurs de croissance (G-CSF ou érythropoïétine).

De même, cette modification de la division cellulaire entraîne la chute des cheveux ou alopécie. Des troubles intestinaux tels que diarrhées, nausées et vomissements, et enfin des lésions dans la bouche ou mucites peuvent être observées.Tous ces effets secondaires peuvent se traiter ou se prévenir.

Parfois, la chimiothérapie peut bloquer le cycle menstruel des femmes non ménopausées. La patiente peut vivre alors les symptômes d’une ménopause, ressentir des bouffées de chaleur et une sécheresse vaginale.Il est important de noter que les patientes qui ont toujours leurs règles restent fertiles ; il est donc indispensable qu’elles prennent des dispositions contraceptives avec leur médecin.Enfin, un nouveau médicament, un anticorps monoclonal appelé Herceptine, représente aussi une réelle alternative pour traiter certains cancers avancés du sein.

L’hormonothérapie
Les effets secondaires provoqués par l’hormonothérapie dépendent en grande partie du type de traitement utilisé et des médicaments prescrits.Le médicament le plus employé s’appelle le Tamoxifène : il a pour effet de priver les cellules cancéreuses d’oestrogènes.Le Tamoxifène peut provoquer des bouffées de chaleur, une irritation ou des pertes vaginales, des nausées et des menstruations irrégulières.D’autres hormonothérapies sont aussi utilisées avec l’aromatase et les progestatifs.

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