Le recours aux médecines parallèles

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Aux divers stades de la maladie, les patients atteints de cancer sont parfois tentés d’avoir recours à des médecines parallèles, encore appelées médecines douces ou alternatives. Parfois, il s’agit d’un souhait de la famille.

Ce besoin exprimé par les malades a généralement pour causes :

  • la longueur du traitement,
  • les effets secondaires engendrés par ces traitements,
  • la douleur mal prise en charge (bien décrire les symptômes au médecin, bien prendre les médicaments selon la prescription),
  • le manque d’aide psychologique.

Pourtant, ces méthodes n’ont en aucun cas réellement prouvé
leur efficacité ; il faut donc impérativement avant de les utiliser parler avec le médecin traitant afin d’en connaître les risques et atouts.

Quelles sont les pricipales différences entre médecine conventionnelle et médecines douces?

Comme l’explique le site de La Ligue Nationale Contre le Cancer, « à l’heure actuelle, tout médicament doit, avant d’être proposé aux malades, obtenir ” l’Autorisation de Mise sur le Marché ” (AMM). Cette autorisation n’est délivrée qu’après un long parcours d’études, d’abord en laboratoire, puis en expérimentation animale avant de passer aux essais cliniques.

Les médecines parallèles considérées comme des médecines ” non éprouvées ” échappent à ce protocole de sécurité qui répond toujours à deux impératifs :

1. éliminer les méthodes dangereuses pour le patient, c’est-à-dire les méthodes dont les complications mettent sa vie en jeu ou sont d’importance démesurée par rapport au bénéfice attendu.

2. démontrer l’efficacité thérapeutique de façon objective sur un nombre significatif de personnes (les résultats doivent être reproduits par d’autres utilisateurs objectifs). Ces procédures demandent une longue série de tests, expérimentaux et cliniques, jugés par des experts. »

La médecine conventionnelle :

– s’applique aux maladies,

– essaie de traiter les symptômes de la maladie par des médicaments ou un acte chirurgical,

– est enseignée dans les écoles de médecines,

– est couvertes par les régimes d’assurance maladie.

La majorité des médecines douces :

– évaluent l’intégralité de la personne et recherchent les causes sous-jacentes,

– utilisent des moyens “naturels” pour aider le corps à se guérir lui-même,

– ne sont habituellement pas enseignées dans les écoles de médecine,

– ne sont pas systématiquement couvertes par les régimes d’assurance maladie.

Parfois, ces pratiques peuvent bien se compléter pour traiter certains affections de santé.

Quelles sont les différents types de médecines douces ?
Il existe un large éventail de médecines douces. Elles s’utilisent quelque fois en complément du traitement conventionnel.

Cependant, insistons sur le fait que l’abandon d’un traitement conventionnel constitue un acte grave pouvant favoriser substantiellement la progression de la maladie. En aucune façon le patient doit privilégier l’usage d’une médecine parallèle.

Les principales médecines parallèles sont :

– l’homéopathie (médecin diplômé),

– l’acupuncture (médecin diplômé),

– la phytothérapie,

– l’oligothérapie,

– la vitaminothérapie,

– le massage (kynésithérapeute diplômé),

– la chiropratique,

– l’hypnothérapie,

– le yoga…

Il est important de vérifier la formation professionnelle des interlocuteurs de médecine douce.

Qu’ont ces pratiques médicales en commun ?
Le but principal de la majorité de ces thérapies douces est :

– d’être naturel,

– d’être holistique,

– de prévenir les maladies,

– de promouvoir le bien-être.

Mais nous ne saurions trop insister sur les risques de charlatanisme et d’escroquerie que pourraient rencontrer des malades dans l’usage de ces pratiques.

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